Bataille de Rocquencourt
Modèle:Infobox Conflit militaire Le combat de Rocquencourt ou bataille de Rocquencourt, dernière bataille gagnée des troupes impériales napoléoniennes, eut lieu à Rocquencourt et Le Chesnay, le , soit treize jours après Waterloo et neuf jours après l'abdication de , avant la signature de l'armistice, alors que les Prussiens avaient envahi la France.
Préambule
Cette bataille fut à l'instigation du maréchal Davout, des généraux Exelmans et Piré, se traduisit par la victoire française contre une division de l'armée prussienne et la capture de plus de quatre cents prisonniers.
Début juillet, l'armée française réunie sous les murs de Paris attendait le signal d'une bataille qui eût été une revanche de la bataille de Waterloo.
Blücher, rencontrant un simulacre de défense, avait passé la Seine par le pont du Pecq, conservé par les soins du journaliste Alphonse Martainville, s'était installé à Saint-Germain-en-Laye et paraissait vouloir se répandre, avec ses troupes, dans la partie Sud-Ouest de Paris. Les généraux français, témoins de cette marche aventureuse, jugèrent unanimement que les Prussiens s'étaient compromis. Ce fut dans ce moment que l'Empereur déclara au gouvernement qu'il était sûr d'écraser l'ennemi, si le commandement de l'armée lui était confié.
Par ordre de Davout, le général Exelmans fut dirigé à la recherche des Prussiens, qui étaient arrivés sous les murs de Paris le Modèle:1er juillet, avec ; un corps de d'infanterie, sous le commandement du général Vichery, devait le suivre par le pont de Sèvres et lier ses mouvements avec du Modèle:1er, et d'élite qui devaient déboucher par le pont de Neuilly. Au moment d'exécuter ces dispositions dont le succès eût pu entraîner la perte de l'armée prussienne, le prince d'Eckmühl donna un contre-ordre.
Les troupes du général Exelmans quittèrent, seules, leur bivouac en trois colonnes, pour couper la retraite à l'ennemi qui s'était avancé jusqu'à Versailles. Une colonne composée du [[44e régiment d'infanterie|Modèle:44e régiment d'infanterie de ligne]] en avant-garde et des divisions de cavalerie Piré et Vallin ([[6e régiment de hussards|]]), passant par Sèvres et par Vaucresson, marcha vers Rocquencourt, tandis qu'une seconde marcha vers Fontenay-le-Fleury, en contournant Versailles par le Sud-Ouest afin d'encercler les troupes ennemies trop avancées, tandis que la Modèle:3e formée de deux divisions de dragons marchait droit à Versailles par Le Plessis-Piquet et par Vélizy.
La cavalerie du général Exelmans rencontra à Vélizy l'avant-garde prussienne, la brigade von Sohr, composée des [[3e régiment de hussards « von Zieten » (régiment de hussards brandebourgeois)|Modèle:3e]] et [{{{1}}} consulter en ligne], qui furent culbutés. Les Prussiens en déroute s'enfuirent par Versailles.
Forces en présence
- Forces prussiennes
- Modèle:2e de cavalerie prussienne, sous le commandement du colonel Eston de Sohr, composée des
- [[3e régiment de hussards « von Zieten » (régiment de hussards brandebourgeois)|Modèle:3e régiment de hussards]]
- [{{{1}}} consulter en ligne]
- Forces françaises
- régiment de dragons
- [[15e régiment de dragons (France)|Modèle:15e régiment de dragons]]
- régiment de dragons
- [[1er régiment de chasseurs à cheval (France)|Modèle:1er de chasseurs à cheval]]
- régiment de chasseurs à cheval
- régiment de hussards
- 1 bataillon du [[44e régiment d'infanterie|Modèle:44e régiment d'infanterie de ligne]]
Déroulement
Traversant Versailles au galop, par le boulevard du Roi, par la rue des Réservoirs, par la place d'Armes, par l'avenue de Paris, par la rue des Chantiers[1], en cherchant à gagner Saint-Germain-en-Laye, les hussards prussiens sont poursuivis par la Modèle:2e du général Strolz (5, 15, [[20e régiment de dragons|]]). Ils tombent, à l'entrée de Rocquencourt, dans une embuscade formée d'un bataillon du Modèle:44e et des 1 et de chasseurs à cheval, qui avaient filé par Ville-d'Avray.
Sous le commandement des colonels de Faudoas et Simonneau, les troupes françaises se précipitèrent, par le chemin des Bœufs[2], contre les escadrons prussiens, fusillés à bout portant. Une panique indescriptible s'empare alors de la cavalerie prussienne qui, dans le plus grand désordre, cherche à sortir de la nasse à travers les champs, par Le Chesnay.
Poursuivis par les régiments sous le commandement de Strolz, Piré et Vincent, les colonels Briqueville (), Faudoas (), Saint-Amand (), Chaillot (Modèle:15e), Simonneau (Modèle:1er), de Savoie-Carignan () et Paolini (Modèle:44e), secondés par les gardes nationaux locaux agissant en tirailleurs à la Porte Saint-Antoine[1], les Prussiens sont poussés dans le parc du château du Chesnay. Cernés, ils se réfugient dans la cour de la ferme Poupinet, où ils sont soit tués soit faits prisonniers, alors qu'armes, bagages et chevaux sont capturés.
Bilan
Des 1 500 hussards, 1 000 à 1 100 furent mis hors de combat ou fait prisonniers, le reste parvenant à s'échapper[3].
Le colonel de Briqueville, commandant le [[15e régiment de dragons (France)|Modèle:15e régiment de dragons]], fut blessé de plusieurs coups de sabre.
Le colonel Eston de Sohr fut grièvement blessé lors des combats du Chesnay, et fut fait prisonnier.
Cette belle victoire fut toutefois le chant du cygne de la Grande Armée.
Conséquences
À l'issue de cette victoire, Exelmans continua son mouvement vers Saint-Germain-en-Laye. Rencontrant à Louveciennes, près de Marly-le-Roi, un corps d'infanterie considérable, il jugea prudent de faire retraite, plutôt que d'affronter sur un terrain peu propre aux mouvements de cavalerie, car très boisé, et avec des forces aussi disproportionnées. Il revint à Montrouge, la rage dans le cœur, laissant les Prussiens s'établir le long de la rive gauche de la Seine pour attaquer Sèvres. Le surlendemain, 3 juillet, l'armistice conclu fit cesser les hostilités.
Le lendemain, 2 juillet, Blücher occupa militairement Versailles, ordonna aux habitants de livrer toutes leurs armes et quand nul ne fut plus en état de se défendre, ou de se venger, il ordonna le pillage. Un grand nombre de maisons furent ravagées. De la manufacture d'armes, il ne resta que les murs. Les villages de Rocquencourt, du Chesnay et de Vélizy subirent le même sort. Ils restèrent dans Versailles jusqu'au , date à laquelle ils furent remplacés par les Anglais, qui partirent définitivement le 12 décembre de la même année 1815.
Notes et références
Source
- Monographie communale de Rocquencourt.
- Monographie communale de Le Chesnay.
- Modèle:Mullié simple.
Lien externe
- ROCQUENCOURT - Modèle:1er JUILLET 1815 sur histoire-empire.org.
Bibliographie
- .
- .
.
Cet Article wiki "Bataille de Rocquencourt" est issu de Wikipedia. La liste de ses auteurs peut être visible dans ses historiques et/ou la page Edithistory:Bataille de Rocquencourt.
- ↑ 1,0 et 1,1 Monographie communale de Versailles, page 31.
- ↑ Le chemin des Bœufs, ou se déroula en partie cette bataille, se dirigeait à travers bois dans la direction Est-Sud-Est, vers Marnes-la-Coquette (Source : monographie communale de Rocquencourt).
- ↑ Victoires, conquêtes, désastres, revers et guerres civiles des Français, par Charles-Théodore Beauvais, tome 24, page 278.
