Chevauchée d'Édouard III (1346)

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Modèle:Autre Modèle:Infobox Conflit militaire La chevauchée d'Modèle:Édouard III, commencée le avec le débarquement des troupes anglaises dans le Cotentin et qui se termine par le siège de Calais et sa prise le , est un long raid dévastateur du roi d'Angleterre sur le sol français. Cette expédition ravage une grande partie de la Normandie, du Vexin, du Beauvaisis, du Vimeu, du Ponthieu, du Boulonnais et du Calaisis[1]. Elle culmine le par la bataille de Crécy qui voit les Anglais remporter une victoire éclatante sur la chevalerie française.

On peut toutefois considérer que cette expédition se termine réellement, le , par l’arrivée victorieuse du roi d’Angleterre à Sandwich, après la capitulation de Calais, le .

Contexte

Le roi de France Modèle:Noble étant mort, en 1328, sans enfants mâles, Modèle:Noble, son neveu par sa mère Isabelle de France, fille de Modèle:Noble, prétend que la couronne de France lui appartient. Philippe de Valois, plus éloigné d'un degré, mais parent du côté paternel, l'emporte au jugement des pairs, selon l'observation de la loi salique qui ne permet pas qu'une femme transmette le trône puisqu'elle ne peut l'obtenir pour elle-même. Il monte sur le trône et somme son rival de venir lui rendre hommage pour la Guyenne et le comté de Ponthieu. Édouard résiste mais, craignant de perdre ses immenses domaines en France, est contraint de remplir son devoir de vassal. Il se rend, avec une suite nombreuse, le à la cathédrale d'Amiens rendre hommage à Modèle:Philippe VI. Cette démarche humiliante excite un ressentiment profond, et il ne tarde pas à vouloir en tirer vengeance.

Le , à l'abbaye de Westminster, Modèle:Édouard III lance publiquement un défi à son cousin Modèle:Philippe VI de Valois. Il conteste sa légitimité et revendique la couronne de France pour lui-même. C'est le début de la guerre de Cent Ans. Lors de sa première campagne en 1339, Édouard bataille d'abord sur le Ponthieu, où il obtient quelques succès, puis fait le siège de Cambrai. En 1340, après avoir tenu sa cour à Gand et pris le titre de , Modèle:Édouard III engage la seconde campagne sur mer et sur terre où il pratique la politique de la terre brûlée. Elle se solde, en , par la défaite française lors de la bataille navale de l'Écluse. Ensuite la guerre se prolonge sans rien produire de décisif, jusqu'à la conclusion de la trêve d'Esplechin le . La trêve expire le lorsque Modèle:Édouard III apprend que Modèle:Philippe VI se dispose à confisquer le Ponthieu. Il y envoie de nouvelles troupes, mais il est trop tard, les Abbevillois, ruinés par les impôts levés par les Anglais et fatigués de leurs vexations, viennent de s'armer et de chasser leurs oppresseurs. En , Modèle:Philippe VI se met en marche pour soutenir les révoltés et reconquiert toute la province à la fin de l’année.

Préambule

Le débarquement d’Modèle:Édouard III dans le Cotentin.

Modèle:Noble ayant obtenu pour son fils, Guillaume BertrandModèle:Efn, la main de Jeanne Bacon, riche héritière normande et fille de Modèle:Noble- Bacon du Molay[2], Geoffroy d'Harcourt sire de Saint-Sauveur-le-Vicomte, second prétendant à ce mariage, s'engage, début 1342, par vengeance dans une guerre privée contre son rival. Le roi intervient alors contre Geoffroy d’Harcourt en ordonnant la saisie de ses biens et l’exile le . Celui-ci se réfugie en Angleterre, où il reconnaît, le , Modèle:Édouard III comme roi de France.

Durant l'hiver 1345-1346, Modèle:Édouard III décide d’entreprendre une campagne afin de débarquer en Guyenne pour faire lever le siège d'Aiguillon, commencé en - par le duc Jean de Normandie. La ville était défendue par Jean de Norwich, le comte de Derby, le comte de Pembroke Lawrence Hastings, Gauthier de Mauny et des capitaines anglais très expérimentés disposant d’une garnison de d’armes[3]. Quatre assauts par quatre corps de troupes différents furent successivement donnés et énergiquement repoussés. Il fallut faire venir de Toulouse l’artillerie nécessaire et le siège traîna en longueur ; au mois d’août, les Français étaient encore devant Aiguillon. Modèle:Clr

Forces anglaises en présence

Le nombre d'Anglais débarqué à la Hougue n'est pas facile à déterminer. Jean Froissart donne les chiffres de :

soit , dont combattants.

Mais certains historiens modernes estiment que le chroniqueur surévalue l'importance de l'armée anglaise. L'estimation se situe entre 7 000-10 000 chez Jonathan Sumption et 19 500 chez Wrottesley[4]. Le chroniqueur Henry Knighton, rapporte qu’il fallut bâtiments (ships, cogs et barges) pour transporter l’armée d'Édouard sans compter les navires (crayers, flûtes et pinasses), destinés à porter les approvisionnements et l'intendance. D'autres citent communément le chiffre de . Dans le vaisseau amiral prit place le roi et son fils aîné le prince de Galles, et autour d'eux, le maréchal Thomas de Beauchamp comte de Warwick, le connétable Guillaume de Bohon comte de Northampton, Jean de Moyon, [{{{1}}} consulter en ligne] comte d'Oxford, Guillaume de Montaigu, Jean d'Arcy, Jacques Andeley, Richard FitzAlan comte d'Arundel ainsi que Geoffroy d'Harcourt.

Chevauchées de la Modèle:1re de la guerre de Cent Ans. Modèle:Légende/Début Modèle:Légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Ligne de légende Modèle:Légende/Fin
La chevauchée d'Modèle:Édouard III en 1346.

Déroulement

Débarquement anglais

  • Du au
    • Il hisse les voiles pour la Guyenne. Des vents contraires rejetant la flotte sur la Cornouaille, il met à l’abri son armada dans les ports environnants pendant une semaine puis la réunit à nouveau. Sur les conseils du seigneur de Saint-Sauveur-le-Vicomte Geoffroy d'Harcourt, qui pensait qu’un soulèvement d'une partie de la noblesse normande dans le Cotentin était possible[5], Jean Froissart rapporte les paroles de Geoffroy d'Harcourt : .
  • (mercredi)
    • La baie n’étant pas fortifiéeModèle:Efn, Modèle:Noble débarque tranquillement, avec à Saint-Vaast-la-Hougue. Les troupes débarquées attaquent immédiatement le port de Barfleur, mais pas le château trop fortifié.
    • Les Anglais sont toutefois assaillis par Modèle:Noble, surnommé « le Chevalier au Vert Lion », et son fils ainé Robert Modèle:Noble-, qui avec , tentent en vain d’empêcher l'armée anglaise de débarquer à Saint-Vaast-la-Hougue. Robert est blessé ainsi que son fils et ils durent se retirer avec seulement trente survivants de leur troupe.
  • au
    • La prise de Barfleur permet aux restants de débarquer, avec l’intendanceModèle:Efn. Le débarquement terminé, la ville est totalement ravagée. Pendant ce temps, dans l’église de Quettehou, Modèle:Édouard III nomme maréchaux Geoffroy d’Harcourt et le comte de Warvich Thomas de Beauchamp, et connétable le comte d’Arundel Richard FitzAlan. Quettehou est ensuite dévasté. Une autre partie des forces, celles sous le commandement de Geoffroy d’Harcourt débarque dans la baie des Veys et détruit tous les châteaux de la région d'Isigny car ils appartenaient à la famille des Bertran de Bricquebec. Le château de l'Hermerel situé à Géfosse-Fontenay est totalement détruit. Dans le hameau de la Peinterie situé à Morsalines, avant de tout brûler, le roi fait séparer son armée en trois batailles (corps) plus la marine :
    • Modèle:1re - sur le côté gauche, formant l'avant-garde, elle fut confiée au fils aîné du roi assisté du comte de Northampton, connétable, du comte de Warwick, maréchal, de Barthélemy de Burghersh et de Jean de Moyon ;
    • Modèle:2e - au centre, au milieu des terres avec ( d’armes, et à pied), sous les ordres du roi, et rassembla entre autres le comte d'Oxford, Édouard de Montaigu, Richard Talbot et Geoffroy d'Harcourt ;
    • Modèle:3e - sur le côté droit, commandé par l'évêque de Durham, et formant l'arrière garde, avec les comtes d'Arundel et de Suffolk, Hugues Despencer et Guillaume de Canteloup ;
    • La marine, avec d’armes et , commandée par le comte de Hostidonne, devait prendre toutes les nefs, petites ou grandes, qu’ils trouveraient et les emmener avec eux. Cette « tactique » fut employée afin de ratisser très large et jeter une terreur plus grande dans le pays, permettant aux soldats de piller, dévaster et brûler toutes les places dont ils s’empareraient. Les villes qui ouvraient leurs portes n’étaient pas plus épargnées que celles qui résistaient.

Mise à sac de la Normandie

Renonçant aux règles de la chevalerie en vigueur, Modèle:Édouard III pratiqua un combat fondé sur la destruction et la terreur, le tout avec rapidité et efficacité, le pillage, l’incendie, la torture, le viol étant une mise en condition pour faire céder les prochaines villes.

Prise de Caen.
    • Les troupes anglaises arrivent devant Caen, en trois batailles, drues et serrées, semant la panique. Les gens d’armes et archers anglais chassant et tuant les habitants qui fuyaient, profitent de l’épouvante et entrent dans la ville. Jean vicomte de Melun, comte de Tancarville et réfugiés au château se rendirent au seigneur Thomas Holland (1er comte de Kent) qui toucha environ Modèle:Efn de rançon. Modèle:Noble fut libéré contre . Toutefois les Caennais ayant tué, le premier jour, dans des combats de rues plus de , le roi d’Angleterre en représailles . Mais Godefroy de Harcourt fit changer le roi d’Angleterre d’avis et les envahisseurs pillèrent la ville et les abbayes durant trois jours. Draps, joyaux, vaisselle d’or et d’argent et autres prises furent transportés à Ouistreham chargés sur des navires en direction de l’Angleterre. Ces navires transportaient également et bourgeois prisonniers qui furent libérés par la suite contre rançon.
Ce plan est ultérieur à la bataille, mais permet de comprendre la structure urbaine de Caen au Moyen Âge.

Passage de la Seine

Troupes anglaises franchissant la Seine et pillant Vitry.

Entre la Seine et la Somme

Passage de la Somme

    • Des escarmouches entre les deux armées ont lieu, mais rien ne semble pouvoir arrêter le saccage. Les Anglais cherchent à franchir la Somme.
    • Modèle:Philippe VI arrive à Amiens et ordonne la destruction de tous les ponts sur la Somme.
    • Édouard arrive à Airaines et marche sur Abbeville. Arrivé sur le Mont Caubert, trouvant Abbeville et Caubert trop fortement défendus, il envoie des éclaireurs commandés par Geoffroy d'Harcourt et le comte de Warvich, forte de d'armes et , pour tenter de trouver un passage en dessous d'Abbeville, mais tous les ponts ont été détruits ou sont très fortement défendus. Les tentatives de prendre les ponts à Pont-Remy, Fontaine-sur-Somme et Long-en-Ponthieu sont repoussées par les Français. Les Anglais perdent environ et beaucoup sont faits prisonniers.
    • Alerté par ses coureurs, le roi de France envoie des troupes du côté nord vers Le Crotoy, ordonnant aux troupes du baron normand Godemar du Fay de garder le passage de Blanquetaque. Godemar du Fay fit appel aux bourgeois d’Abbeville pour l’aider à tenir le gué réunissant au total environ . Les troupes de Modèle:Noble, fortes de environ[10], partent d'Amiens et marchent sur Abbeville et Airaines, par la rive sud de la Somme. Devant de telles forces, les troupes anglaises quittent précipitamment Airaines en direction d’Oisemont et Acheux-en-Vimeu. Édouard est alors pris dans une nasse.
    • Après avoir longé le fleuve pendant une journée sans trouver de passage, les éclaireurs Anglais reviennent à Airaines qu’ils quittent rapidement à l’arrivée des troupes françaises. Les Anglais ravagent le Vimeux et s'installent à Oisemont où ils tuent et capturent la population. Le roi d'Angleterre envoie de fortes troupes prendre Saint-Valery-sur-Somme mais ils sont impitoyablement repoussés. Ils font toutefois énormément de prisonniers. Le roi d’Angleterre demande à ces prisonniers si l'un d'eux ne pourrait pas lui enseigner un passage sur la Somme et lui servir de guide. Un valet de ferme de Mons-en-Vimeux, nommé Gobin Agache, séduit par l'appât de cent pièces d'or, l'offre de sa liberté et celle de vingt de ses compagnons, tira le prince anglais du mauvais pas où il s'était mis. Ayant réuni son armée Modèle:Édouard III partit avant minuit d'Oisemont, guidé par Gobin Agache, et arriva vers cinq heures du matin au gué de Blanquetaque.
Carte de la région Abbeville-Amiens.

Bataille du gué de Blanquetaque

    • Lorsque Édouard arrive devant le gué, à Saigneville, la mer était à marée haute. Il se vit contraint d’attendre plusieurs heures pendant lesquelles son armée eut le temps de se former en masse sur les bords de la grève, avant de s’engager dans le lit du fleuve au gué de Blanquetaque. De l’autre côté du gué se trouvaient les forces françaises forte de d’armes à cheval et à pied dont des arbalétriers Génois, les milices d'Abbeville et des campagnes voisines, et [11]Modèle:Efn. Lorsque la marée fut descendante, Édouard ranima le courage de ses troupes et donna ordre à ses maréchaux de s'élancer dans la rivière avec les cavaliers les mieux montés, tandis que ses archers accablaient d'une grêle de traits les soldats de Godemard, rangés en bataille de l'autre côté de la rivière. Au lieu d'attendre l'ennemi sur la terre ferme, les chevaliers Français se précipitèrent dans le fleuve et attaquèrent la tête de la colonne ennemie. Le choc fut rude ; il y eut de part et d'autre bien des hommes d'armes désarçonnés. Mais les Anglais sentant que leur perte serait infaillible s'ils ne réussissaient point à forcer le passage, redoublèrent d'efforts, et gagnèrent enfin la rive opposéeModèle:Efn. Dans cette bataille, les Anglais tuèrent plus de . L’armée anglaise, ayant dispersé les défenseurs sur la rive droite, elle se répandit alors dans la campagne environnante et procéda au pillage de Noyelles-sur-Mer, Le Crotoy et Rue.
    • Provenant d’Airaines et d’Oisemont, l’avant-garde de l’armée française commandée par Jean de Luxembourg et Jean de Hainaut seigneur de Beaumont[12], atteint le gué et attaque l’arrière-garde anglaise, capturant chevaux, harnais, divers matériel et tuant et blessant et capturant les soldats encore sur la rive gauche de la Somme. Continuant à poursuivre les envahisseurs, les Français durent, toutefois, rebrousser chemin, à cause de la marée montante. L’armée française, étant sur la rive gauche, dut retourner à Abbeville, pour traverser le fleuve, occasionnant un grand désordre.

Bataille de Crécy

La bataille de Crécy.
    • Modèle:Édouard III continue de faire fortifier son camp et place son armée en trois batailles :
      • Le Modèle:1er du prince de Galles fort de d’armes, et à pied (piquiers principalement) qui recevra la charge de cavalerie se place face au nord du dispositif, la moins bien protégée.
      • Le Modèle:2e fort de d’armes, face à l’est.
      • Le corps royal fort de d’armes, face au sud en réserve, protégée par un talus d’au moins cinq mètres de haut couvert d’une haie infranchissable. Cet ensemble comporte environModèle:Efn.
    • Modèle:Philippe VI suit les traces de son ennemi et marche d'Abbeville par Sailly-Brayé, Lamotte-Buleux, Domvast et Estrées-lès-Crécy. Son armée très nombreuse est très étirée et les troupes piétinent sur plus de Modèle:Efn. Arrivé face aux Anglais, le roi de France forme péniblement trois corps :
Bataille de Crécy
Modèle:Édouard III devant les morts de la bataille de Crécy.

Vers Modèle:Heure la bataille de Crécy s’engage, elle se terminera par une éclatante victoire anglaise. Les pertes françaises sont considérables.
Sont tombés sur le champ de bataille :

  • ;
  • ;
  • bannerets ;
  • ;
  • un nombre inconnu de fantassins. Certains historiens et chroniqueurs ont estimé que , bourgeois et gens à pied ont été tués dont Génois[13][14] ;
  • Les Anglais ont perdu, selon les sources, entre .

Après la bataille, Modèle:Noble, blessé à la gorge et à la cuisse se retire dans le château de Labroye.

Entre Crécy et Calais

    • Au matin d’armes et parcoururent la campagne à la recherche de troupes françaises. Une troupe française, forte d’environ et miliciens arrivant de Rouen et Beauvais, qui ne connaissait pas la déconfiture de la veille attaque les Anglais et fut mise en déroute. Une autre force française moins importante fut également anéantie[15].
      Le roi d’Angleterre fit savoir aux populations locales, qu’il donnait une trêve de trois jours afin qu’elles puissent ensevelir les morts. Les chevaux tués sont enfouis dans un lieu désormais appelé « Champ de la carogne » près de Wadicourt. N’ayant plus aucune armée devant lui, mais jugeant ses troupes trop affaiblies pour lancer une campagne sur Paris, le roi d’Angleterre et ses maréchaux se dirigent alors vers le Nord.
    • Un second assaut de anglaises qui débarquent est lancé sur Boulogne-sur-Mer. Cet assaut est à nouveau repoussé. Édouard n’insiste pas et continue son chemin vers le nord.

Siège de Calais

Les Français battus lors du siège de Calais.
    • Modèle:Édouard III arrive à Calais. La profondeur des fossés, balayés sans cesse par le flux et le reflux, empêche l’assaut de la ville.
      Modèle:Édouard III décide alors d’affamer la ville et se prépare à effectuer un long siège. Il fait élever, au sud-ouest de la ville entre Calais et les rivières de Guînes, de Hames et le pont Nieulay, un camp retranchéModèle:Efn en forme de ville : Villeneuve la Hardie[16].
      L’armée qui tient le siège serait passée de [17].
    • Le gouverneur de Calais, Jean de Vienne, voyant que le roi d’Angleterre aménageait les alentours de la ville pour un long siège prit une ordonnance afin que les « bouches inutiles » soient évacuées. Entre parmi les plus pauvres de la population traversent les portes et les troupes anglaises sans être inquiétéesModèle:Efn.
    • , chargées de la protection du ravitaillement de Calais, sont désarmées et envoyées en hivernage de novembre à mars à Abbeville. Certains propriétaires des nefs de ravitaillement, en profitent alors pour se dérober. Le ravitaillement de Calais devient très problématique.
  • Hiver 1346-1347 :
    • Après quelques tentatives de sortie vers les terres, la population encerclée doit se contenter d’approvisionnements par mer principalement menés par le corsaire Jean Marant et la flotte génoise.
      Les opérations du côté de la terre se réduisent à peu de choses au cours de l'hiver 1346-1347, juste quelques sorties des assiégés et des escarmouches engagées par les garnisons françaises des petites forteresses de l'Artois et du Boulonnais.
    • Les Anglais attaquent, au sud, les murailles avec des trébuchets, des espringales, des centaines d’archers mais aussi des armes d’un nouveau genre : l’artillerie à poudre. Modèle:Édouard III utilise sans résultat une vingtaine de canons pour abattre les murailles.
  • Début
    • Plusieurs grandes nefs chargées de pain, blé, ail, oignons, harengs salés, fèves, pois partent de Saint-Valery-sur-Somme en direction de Calais et tentent, sans succès, de pénétrer dans la place forte.
  • Fin
    • La flottille anglaise formant le blocus atteint . Édouard lance un nouvel assaut qui est repoussé.
    • Jean Marant à la tête de force une nouvelle le blocus et entre dans la rade. Modèle:Édouard III, trouvant que le siège s’éternisait à cause du ravitaillement des navires génois, normands et picards qui réussissaient à forcer régulièrement le blocus, fit construire, à l’entrée du goulet, des fortifications munies de bombardes et autres armes de jet. Il fit également bloquer l’entrée du chenal avec des obstacles de toute nature et à partir de , il fut totalement impossible pour les Français de ravitailler Calais.
    • Trente vaisseaux français réussirent, malgré la vigilance de la flotte ennemie, les fortifications élevées par les assiégeants et les obstacles de toute nature à l'entrée du chenal, à pénétrer dans le port. Ce fut le dernier convoi à pouvoir entrer pour ravitailler la ville assiégée. Les autres tentatives échoueront lamentablement ; les navires tombant aux mains des Anglais. Dès lors, Calais n'eut plus d'espoir que dans le secours venant de la terre.
    • Une armée de secours commence à se former à Arras.
    • Les Anglais interceptent une lettre du gouverneur destinée au roi de France, Modèle:Noble, présentant l’état de famine et contenant un appel au secours.
    • Un détachement français s’approche de Calais puis regagne Hesdin.
    • Jean Marant échappe une nouvelle fois à la flotte anglaise forte de et arrive avec à l’entrée du goulet, parvenant malgré la mitraille et les obstructions à ravitailler une dernière fois la ville.
    • L'armée de secours française, forte de plus de et de paraît enfin sur les hauteurs de Sangatte et Coquelles. Le roi de France fait aussitôt reconnaître le terrain et chercher les points d'attaque les plus favorables. L'examen des positions ennemies lui révèle que la nature du terrain et les mesures défensives prises par Modèle:Édouard III rendent toute attaque impossibleModèle:Efn. Philippe de Valois propose alors à Modèle:Noble un combat en rase campagne. Ce dernier refuse, sachant que Calais est à sa merci.
  • -
    • Modèle:Philippe VI jugeant l’attaque impossible, l’armée de secours se retire sans combattre.

Capitulation de Calais

Les bourgeois de Calais rendent les clés de la ville après onze mois de siège.

Bilan

La chevauchée d'Modèle:Édouard III en 1346 est une très grande victoire pour l’Angleterre. Cette chevauchée est faite au départ dans un but économique. En effet les pillages, les rançons et autres vols des régions françaises traversées, outre un enrichissement personnel, ont fait partie intégrante de l’excellente santé économique de l’Angleterre.
Les arcs longs des Anglais et les tactiques mises en placeModèle:Efn par Édouard seront utilisés longuement durant la guerre de Cent Ans provoquant de nombreuses et cuisantes défaitesModèle:Efn aux Français.

La prise de Calais permet aux Anglais d’avoir désormais une place forte et puissante dans le Nord de la France, à proximité des côtes anglaises.

Cette chevauchée est un désastre pour la France. La Normandie, le Vexin, le Beauvaisis, le Vimeu, le Ponthieu, le Boulonnais, et le Calaisis sont dévastés. Leur économie ruinée mettra plusieurs années à se rétablir. La fleur de la chevalerie de l’armée française, peut-être la plus puissante du Moyen Âge, est décimée lors de la bataille de Crécy. C'est le début d'un enchaînement de calamités qui se poursuivra en particulier sous le règne de Modèle:Noble, fils de Modèle:Philippe VI.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • Modèle:En Andrew Ayton, « The english Army and the Normandy campaign of 1346 » dans David Battes, Anne Curry (dir.), England and Normandy in the Middle Ages, Londres / Rio Grande, Hambledon Press, 1994, .
  • Modèle:En Andrew Ayton, Philip Preston, Françoise Autrand, The Battle of Crécy, 1346, Boydell Press, 2007.



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  • Modèle:En Clifford J. Rogers, War Cruel and Sharp : English Strategy Under Modèle:Noble-, 1327-1360.
  • Emmanuel Tonetti, Crécy, la bataille des cinq rois, 26 août 1346.

Articles connexes

Liens externes

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  1. 1,0 et 1,1 Clifford J. Rogers : The Wars of Edward III: Sources and Interpretations.
  2. François Neveux, La Normandie pendant la guerre de Cent Ans, .
  3. Certaines chroniques anglaises l’affirment ainsi que Jean Froissart dans ses chroniques - Livre I Partie I chapitre CCLXIV.
  4. Andrew Ayton, « The english Army and the Normandy campaign of 1346 » dans David Bates, Anne Curry (dir), England and Normandy in the Middle Ages, London/Rio Grande: Hambledon P., 1994, .
  5. La prise de Caen par Modèle:Édouard III page 1.
  6. Histoire de La Ville de Poissy Depuis Ses Origines Jusqu'à Nos Jours P58.
  7. Peter Hoskins, Richard Barber : Crécy 1346: A Tourists' Guide
  8. http://tyreldepoix.free.fr/Genealogie/Poix.htm Ville de Poix en Picardie.
  9. Modèle:Édouard III traverse la Somme.
  10. Chroniques de Froissart fin du Chapitre CCLXXIX.
  11. Froissart indique ce nom tout à la fin du chapitre CCLXXVIII… « dont il avoit bien deux mille Tourniquiens. » Serait-ce des bourgeois de Tournai en Belgique ? soit au total.
  12. http://genealogiequebec.info/testphp/info.php?no=237420 Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies Page 356.
  13. Champs de bataille Modèle:Numéro avec majuscule donne le chiffre de .
  14. Les Chroniques de Froissart chapitre CCXCV donnent le nombre de .
  15. Chroniques de Froissart, chapitre CCXCIV.
  16. Cette ville serait actuellement située sur le banc de cailloux où se trouvent actuellement les boulevards Lafayette et Gambetta.
  17. "Kaleis" au .
  18. La guerre de , le siège de Calais et le dévouement des six bourgeois.
  19. Chronique de Jean Froissart.

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